J. Garcia, 2003

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DICTIONNAIRE DES TERMES MUSICAUX

Accent

Basse d'Alberti

Contrafacture

Homorythmie

Pentatonique

Séquence

Adagio

Basse continue

Contrepoint

Hymne

Période

Strette

Allegro

Bourdon

Contresujet

Isorythmie

Plain-chant

Suite

Ambitus

Cadence

Développement

Leitmotiv

Polyrythmie

Sujet

Amplification

Canon

Divertissement

Marche d'harmonie

Pont

Tessiture

Anacrouse

Cantilène

Dominante

Mélismatique

Psalmodie

Transcription

Antécédent

Cantus firmus

Emprunt

Neumes

Psaumes

Transposition

Antienne

Carrure

Etude

Ostinato

Récitatif

Trope

Appogiature

Chanson

Exposition

Organum

Scherzo

Variation

Arsis

Conséquent

Fondamentale

Ornement

Sixte napolitaine

Musica ficta



1 Accent : 1) Mise en relief d'une note consécutive à la variation de la dynamique s'y rapportant.

2) Ornementation consistant en l'adjonction d'une note courte empiétant sur la durée de la note précédente. L'accent est alors représenté par une note de petite taille placée à la hauteur de son concernée sur la portée.

2 Adagio : Indique qu'un morceau doit être joué dans un tempo lent. L'adagio désigne également un passage ou un mouvement lent au sein d'un morceau.

3 Allegro : Mouvement gai, vif, allègre. Utilisé dès le XVIIème siècle, il correspond de nos jours à une indication de mouvement rapide. L'allegretto est un peu plus lent.

4 Ambitus : Etendue maximale couverte par une voix ou un instrument. Cette étendue va des notes les plus aiguës aux notes les plus graves.

5 Amplification : allongement progressif d’une structure musicale

6 Anacrouse : Note ou ensemble de notes non accentuées au début d'une phrase musicale ou d'un morceau. L'anacrouse désigne la note ou l'ensemble de notes se trouvant juste avant le premier temps fort.

7 Antécédent : mouvement proposant de la phrase, ascension vers la dominante (contraire : conséquent). On parle aussi de « question –réponse »

8 Antienne : Refrain, en général court, chanté pendant l'office catholique, entre chaque verset d'un psaume, ou en introduction et en conclusion d'un psaume.

9 Appogiature : note étrangère formant accent mélodique et expressif devant la note réelle.

10 Arsis : levée du pied dans la danse, élan, inspiration (contraire : thésis).

11 Basse d’Alberti : accompagnement stéréotypé en accords brisés.

12 Basse continue : sténographie musicale avec des chiffrages qui doivent être réalisés (à quelque chose près, l'équivalent des grilles d'accords actuelles, utilisées dans la musique jazz, variété, rock et autres musiques modernes)

13 Bourdon : Son très grave, ou ligne musicale la plus basse, pouvant faire penser à un bourdonnement. Le bourdon est généralement un son d'accompagnement, mais il peut également désigner le refrain.

14 Cadence : ponctuation donnant le sentiment d’une césure, d’un repos.

15 Canon : Composition musicale dans laquelle plusieurs voix reprennent la même mélodie à contrepoint, c'est-à-dire en commençant à chanter à différents moments.

16 Cantilène : au Moyen Age, poème chanté à caractère épique.

17 Cantus firmus : thème liturgique ou populaire servant de « teneur » à une polyphonie.

18 Carrure : division traditionnelle d’une phrase en périodes de 4 mesures (ou multiple).

19 Chanson : Chant profane, désignant plus précisément dans la musique vocale des morceaux polyphoniques de la fin du Moyen Age et de la Renaissance.

20 Conséquent : mouvement de réponse, retour vers la tonique.

21 Contrafacture : Ajout d'un nouveau texte à une mélodie préexistante. La contrafacture est l'ajout, pratiqué depuis le Moyen Age, de textes religieux sur des mélodies préexistantes.

22 Contrepoint : (lat. punctus contra punctum, "note contre note") Technique de composition musicale largement répandue à l'époque de la polyphonie dans la musique sacrée et qui permet de faire entendre simultanément plusieurs lignes musicales.  La musique contrapuntique exclut l'accompagnement et la mélodie, au profit de l'équité entre chaque ligne.

23 Contre-sujet : mélodie écrite en contrepoint renversable à la suite du sujet de fugue.

24 Développement : Terme général désignant les modifications apportées à une idée musicale après son exposition.

25 Divertissement : (ou intermède) dans la fugue, intermède libre, de caractère joyeux qui précède la strette.

26 Dominante : Dans une gamme dite "diatonique" (en majeur ou mineur), la dominante est le

cinquième degré au-dessus de la note tonique.

27 Emprunt : un accord sort du ton principal sans provoquer de modulation

28 Etude : Morceau de musique destiné à faire travailler au musicien une difficulté particulière, ou exercice développant un aspect particulier d'un instrument.

29 Exposition : Présentation du thème.

30 Fondamentale : Note donnant son nom à un accord et constituant la base de celui-ci.

31 Homorythmie : toutes les voix d’une pièce obéissent au même rythme.

32 Hymne : (nf)  chant latin à strophes, poème religieux qui, dans la liturgie chrétienne, fait partie de l’office divin.

33 Isorythmie : Technique rythmique consistant à utiliser un schéma récurrent. Au Moyen Age, l'isorythmie était présente dans les parties de ténor des motets : un même élément court et répétitif servait de base à l'organisation du morceau concerné.

34 Leitmotiv : étiquette musicale attachée à une idée scénique (personnage, sentiment, etc.)

35 Marche d’harmonie : répétition systématique d’une séquence sur des degrés différents.

36 Mélismatique : (ou mélisme) Terme désignant un passage dans lequel une même syllabe est chantée sur plusieurs notes. Le mélisme s'oppose ainsi au chant syllabique, dans lequel chaque syllabe correspond à une note.

36.bis Musica ficta : musica ficta (musique fausse ou feinte)

On parle de musica ficta, par opposition à la musica recta, dans le cadre de la théorie des hexacordes et de la solmisation décrite par Guido d'Arezzo.

Ce terme connaît deux définitions qui se recoupent parfois :

  1. premièrement, on a parlé de musica ficta lorsque les chanteurs ajoutent des altérations non écrites sur les partitions (par exemple, des b bémol) pour "éclairer la mélodie". Ceci pour éviter les tritons ou tout simplement pour faire plus "jolie". Cela peut être le cas tout en restant dans le cadre de la main guidonienne. Il faut aussi ajouter que si l'altération est dans la portée, c'est le compositeur qui l'a écrite, et si l'altération est au dessus de la portée, cela signifit que c'est le retranscripteur qui la suggère.

  2. ·         deuxièmement, la musica ficta concerne la musique chantée sur des syllabes ou des hauteurs de notes qui n'apparaissent pas dans la main guidonienne (La méthode était accompagnée d'un système de visualisation des hexacordes sur sa main, c'est ce qui a été appelé la main guidonienne, bien que Guido lui-même n'en fasse mention dans aucun de ses traités connus.On pouvait grâce à cette méthode repérer facilement quelle note était chantée, et quelles syllabes pouvaient être dites sur cette note. Un chef de chœur pouvait facilement montrer les notes à chanter à un groupe tout en restant silencieux. Les méthodes de repérage sur la main étaient d'ailleurs courantes au Moyen Âge) ;

Le terme s'oppose alors à la musica recta, qui reste sur les syllabes permises par la main.



37 Neumes : ancêtre de notre notation musicale employé au Moyen Age pour la notation du plain-chant. Les neumes utilisés au VI° et XI° siècle, indiquent les mouvements ascendants et descendants, mais ne permettent pas de noter ni le ton, ni l’intervalle, ni le rythme, ni la durée.

38 Ostinato : courte idée mélodique répétée obstinément généralement à la basse.

39 Organum : nom donné à la polyphonie à ses débuts.

40 Ornement : Dans une mélodie, une ou plusieurs notes d'agrément placée(s) devant la note principale.

41 Pentatonique : La gamme pentatonique ne comporte que cinq notes. Elle est la base de l'ancienne musique chinoise et égyptienne, mais se retrouve également en Afrique ainsi que dans la musique amérindienne et la musique européenne primitive (notamment écossaise et celtique).

42 Période : Suite de phrases mélodiques formant un tout. Souvent mélodie à huit mesures avec une phrase introductive et une phrase finale.

43 Plain-chant: musique vocale monodique des églises chrétiennes et en particulier de l’Eglise catholique romaine. Il a été codifié au IV° siècle, à l’époque de St-Ambroise puis au VI° siècle, du temps de Grégoire I. Caractérisé par son rythme libre, récité ou mélodique, les partitions sont généralement écrites en neumes

ð     chant responsarial (alternance soliste/chœur) : psaume

ð     chant antiphonal (2 parties séparées du chœur) : antienne

Le plain-chant a une structure mélodique simple, avec des notes de durée égale et était opposé au cantus mensuratus (chant mesuré) et a été remplacé par la polyphonie dans la musique sacrée au XIII° et XIV° siècle

44 Polyrythmie : superposition de rythmes différents.

45 Pont :   transition mélodique, souvent modulante, reliant deux thèmes.

46 Psalmodie : manière de chanter les psaumes

47 Psaumes : chant liturgique de la religion d’Israël passé dans le culte chrétien et constitué d’une suite variable de versets.

48 Récitatif : Chant parlé accompagné d'instruments à clavier (récitatif sec) ou de l'orchestre, utilisé dans l'opéra, l'opérette, la cantate et l'oratorio.

49 Scherzo : (it. "plaisanterie") Morceau de caractère vif, amusant.

50 Sixte napolitaine : accord de sixte placé sous le 2ème degré abaissé.

51 Séquence : voir trope.

52 Strette : les différentes voix entrent à intervalles rapprochés (comme dans la fugue).

53 Suite : Jusqu'au XVIIème siècle, "partita". Composition instrumentale se développant en plusieurs

morceaux, le plus souvent de même tonalité.

54 Sujet : qualificatif du thème dans une fugue.

55 Tessiture : Partie de l'étendue sonore dans laquelle un instrument ou la voix humaine peut s'exprimer à son aise. Elle sert à définir le caractère ou la classification d'une voix.

56 Transcription : (ou arrangement) Adaptation de la partition d'une oeuvre musicale pour d'autres instruments, ou d'autres voix, que ceux pour lesquels elle a été composée.

57 Transposition : transport d’une séquence d’une hauteur à une autre sans modifier les intervalles.

58 Trope : procédé courant du Grégorien, les vocalises  de plus en plus nombreuses devenaient  difficiles à retenir à une époque où l’écriture neumatique était très peu répandue. Des chantres eurent l’idée de simplifier pour mieux retenir, en attribuant une note par syllabe. Notker le Bègue (830-912 : bénédictin de Saint Gall en Normandie) s’éprit cette invention « puérile » qu’il modifia en remplaçant le texte rudimentaire initial par des strophes versifiées en brodant une nouvelle mélodie sur les notes initiales, ce nouveau trope allait s’appeler pro sequentia ou séquence

59 Variation : Changement de la mélodie, du rythme ou de l'harmonie dans des thèmes musicaux.